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	<title>GES</title>
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	<description>Conseil indépendant en environnement</description>
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	<title>GES</title>
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	<item>
		<title>Réforme des redevances des agences de l&#8217;eau : une aide pour les industriels fortement consommateurs d&#8217;eau potable</title>
		<link>https://www.ges-sa.fr/aide-industries-redevance-consommation-eau-potable-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Max Buson]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 17:33:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réforme des redevances des agences de l&#8217;eau : une aide pour les industriels fortement consommateurs d&#8217;eau potable Le décret n° 2026-391 du 22 mai 2026 instaure une aide temporaire destinée aux entreprises particulièrement impactées par la nouvelle redevance sur la consommation d&#8217;eau potable issue de la réforme des redevances des agences de l&#8217;eau. Cette mesure [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Réforme des redevances des agences de l&rsquo;eau : une aide pour les industriels fortement consommateurs d&rsquo;eau potable</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret n° 2026-391 du 22 mai 2026 instaure une aide temporaire destinée aux entreprises particulièrement impactées par la nouvelle redevance sur la consommation d&rsquo;eau potable issue de la réforme des redevances des agences de l&rsquo;eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mesure vise à limiter les conséquences économiques de la réforme pour les activités dont les consommations d&rsquo;eau potable sont importantes au regard de leur valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelles entreprises peuvent bénéficier de cette aide ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;aide est destinée aux entreprises pour lesquelles la charge liée à la nouvelle redevance sur la consommation d&rsquo;eau potable dépasse 0,3 % de leur valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calcul est notamment basé sur la moyenne des volumes d&rsquo;eau potable facturés au titre des années 2023, 2024 et 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Attention : les forages ne sont pas concernés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un point important mérite d&rsquo;être souligné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif concerne uniquement les volumes d&rsquo;eau potable facturés par un service public de distribution d&rsquo;eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les volumes prélevés directement dans le milieu naturel ne sont pas pris en compte :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>forages ;</li>



<li>captages privés ;</li>



<li>prises d&rsquo;eau en rivière ou dans une autre ressource naturelle.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un site alimenté exclusivement par forage n&rsquo;est pas concerné par cette aide ;</li>



<li>un site alimenté exclusivement par le réseau public peut être concerné ;</li>



<li>un site disposant à la fois d&rsquo;un forage et d&rsquo;une alimentation par le réseau public ne pourra prendre en compte que les volumes achetés au réseau.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est particulièrement importante pour de nombreux industriels agroalimentaires qui disposent de ressources propres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Quel est le montant de l&rsquo;aide ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;aide est dégressive dans le temps.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour l&rsquo;année 2025</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;aide couvre 100 % de la part de redevance dépassant le seuil de 0,3 % de la valeur ajoutée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour l&rsquo;année 2026</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;aide couvre 66,7 % de cette part.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour l&rsquo;année 2027</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;aide couvre 33,3 % de cette part.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif est d&rsquo;accompagner progressivement les entreprises concernées vers le nouveau système de redevances.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelles informations devront être transmises ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret prévoit notamment la transmission :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>des volumes d&rsquo;eau potable facturés en 2023, 2024 et 2025 ;</li>



<li>de la valeur ajoutée de l&rsquo;entreprise ;</li>



<li>des aides de minimis déjà perçues.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte prévoit l&rsquo;utilisation de la valeur ajoutée 2024 pour le calcul des aides 2025 et 2026, puis de la valeur ajoutée 2025 pour le calcul de l&rsquo;aide 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle est la date limite de dépôt ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les demandes relatives aux années 2025 et 2026 doivent être déposées avant le 31 juillet 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment déposer la demande ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut remplir le <a href="https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/formulaire-demande-aide-rco-pour-les-entreprises">Formulaire de demande d’aide pour les entreprises supportant une charge élevée de redevance sur la consommation d’eau potable au regard de leur valeur ajoutée &#8211; V1 · #147284 · Formulaire de demande d’aid&#8230; · demarche.numerique.gouv.fr</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment GES peut vous accompagner ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">GES accompagne les industriels dans :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l&rsquo;analyse de leur situation vis-à-vis des nouvelles redevances des agences de l&rsquo;eau ;</li>



<li>l&rsquo;identification des volumes concernés ;</li>



<li>l&rsquo;accompagnement à l&rsquo;établissement de la demande d&rsquo;aide ;</li>



<li>les études de réduction des consommations d&rsquo;eau ;</li>



<li>les projets de recyclage des eaux usées traitées (REUT) ;</li>



<li>l&rsquo;optimisation des rejets et des consommations.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Nos équipes suivent actuellement les modalités de mise en œuvre de cette aide et restent à votre disposition pour analyser votre situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Source réglementaire : Décret n° 2026-391 du 22 mai 2026 relatif à l&rsquo;aide aux entreprises supportant une charge élevée de redevance sur la consommation d&rsquo;eau potable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054125187">Décret n° 2026-391 du 22 mai 2026 relatif à l&rsquo;aide aux entreprises supportant une charge élevée de redevance sur la consommation d&rsquo;eau potable au regard de leur valeur ajoutée &#8211; Légifrance</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>COMMUNIQUÉ DE PRESSE — PFAS et valorisation agricole des boues</title>
		<link>https://www.ges-sa.fr/communique-de-presse-pfas-et-valorisation-agricole-des-boues/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Max Buson]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 10:04:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.ges-sa.fr/?p=2369</guid>

					<description><![CDATA[<p>COMMUNIQUÉ DE PRESSE — PFAS et valorisation agricole des boues de stations d&#8217;épuration : pour une approche proportionnée et fondée scientifiquement Le 22 juin 2026 Circulaire du 27/04/26 relative à la recherche de PFAS dans les boues issues de stations d’épuration destinées à la valorisation agricole et à la gestion des boues contenant des PFAS [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">COMMUNIQUÉ DE PRESSE — <strong>PFAS et valorisation agricole des boues de stations d&rsquo;épuration : pour une approche proportionnée et fondée scientifiquement</strong></h1>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22 juin 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Circulaire du 27/04/26 relative à la recherche de PFAS dans les boues issues de stations d’épuration destinées à la valorisation agricole et à la gestion des boues contenant des PFAS &#8211; TECL2611645C</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La circulaire du 27 avril 2026 organise une campagne nationale de recherche des PFAS dans les boues de stations d&rsquo;épuration. Elle demande aux préfets de prescrire des analyses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or plusieurs projets d&rsquo;<strong>arrêtés préfectoraux</strong> <strong>imposent l&rsquo;arrêt immédiat de toute valorisation des boues</strong> dès notification de l&rsquo;arrêté <strong>tant que les résultats ne sont pas connus</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Nous regrettons la précipitation avec laquelle ces mesures sont déployées et l’absence de réflexion préalable robuste, qui peut aboutir rapidement à un blocage des filières industrielles et agricoles. </em>Empêcher le recyclage direct (valorisation agronomique) ou indirect (méthanisation et compostage) entraînerait le seul recours à l’incinération&nbsp;; or nous sommes loin de disposer d’une capacité d’incinération suffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au-delà de cette impasse logistique, ce serait aussi renoncer à une ressource agronomique. </strong>Les boues apportent de la matière organique et des éléments fertilisants, notamment de l&rsquo;azote et du phosphore, directement substituables aux engrais minéraux. L&rsquo;incinération volatilise l&rsquo;azote, détruit la matière organique. Renoncer à la valorisation priverait l&rsquo;agriculture d&rsquo;un apport utile et augmenterait le recours aux engrais de synthèse, dont les coûts ne cessent d’augmenter, à rebours des objectifs d&rsquo;économie circulaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les seuils retenus sont présentés comme provisoires et reprennent les valeurs appliquées en Wallonie. Ces valeurs ont été adoptées par les autorités wallonnes à titre temporaire, au nom du «&nbsp;principe de précaution&nbsp;», en l&rsquo;absence de cadre normatif européen et dans un contexte de connaissances scientifiques encore incomplètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le principe de précaution ne dispense pas de fonder les décisions publiques sur une expertise scientifique consolidée et ne saurait conduire à des blocages généralisés sans démonstration préalable de leur nécessité.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La majorité des industries et les collectivités ne sont pas à l’origine de l’utilisation ou de la fabrication de PFAS.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nos propositions&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous demandons <strong>le retrait des dispositions</strong>, introduites par certains projets d&rsquo;arrêtés préfectoraux, <strong>imposant l&rsquo;arrêt de la valorisation des boues avant tout résultat d&rsquo;analyse</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous demandons <strong>l&rsquo;application de la circulaire </strong>telle qu&rsquo;elle est écrite : lancement de la campagne de surveillance et mise en œuvre des mesures adaptées, si dépassement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous demandons que <strong>les seuils définitifs ne soient établis que lorsque les connaissances scientifiques le permettront</strong>, sur la base de l&rsquo;avis du Haut Conseil de la santé publique et des meilleures synthèses disponibles. Les valeurs actuelles, transitoires et précipitées, ne peuvent fonder d&rsquo;interdiction définitive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous restons à la disposition des industriels, des collectivités et des instances professionnelles et ministérielles pour contribuer à une sortie de crise de façon pragmatique et proportionnée. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Christian BUSON</p>



<p class="wp-block-paragraph">Président du GROUPE ERG et de ses filiales GES, GESsec, MELM et ABER 2E.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le trésor caché des eaux usées</title>
		<link>https://www.ges-sa.fr/tresor-cache-des-eaux-usees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valentin Massicot]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 17:34:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.ges-sa.fr/?p=2250</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cet article <a href="https://www.ges-sa.fr/tresor-cache-des-eaux-usees/">Le trésor caché des eaux usées</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.ges-sa.fr">GES</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h3><strong>Le trésor caché des eaux usées</strong></h3></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><strong>GES</strong><span> </span>a depuis l’origine organisé et accompagné le recyclage en agriculture des eaux usées; celles provenant d’unité agro-alimentaire sont du fait de leurs origines les plus intéressantes du point de vue agronomiques.</p>
<p>Les usages de l’eau et les cultures qui en bénéficient doivent être réfléchis et suivis. La réutilisation d’eaux chargées de micro-organismes ne convient pas pour du maraichage ou de l’arboriculture, par exemple.</p>
<p><strong>GES</strong><span> </span>peut effectuer des études de faisabilité et des dossiers de demandes d’autorisation (ICPE et IOTA).</p>
<p><em>Article des Les Echos de Frank Niedercorn (Journaliste)</em></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><address>L’essentiel des eaux usées sortant des 21.000 stations d’épuration françaises finissent dans les cours d’eau ou dans la mer, alors que de nombreux pays s’en servent pour l’irrigation des terres agricoles. – SIPA</address></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_3  et_pb_text_align_left et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3 class="chapo-article" style="text-align: justify;"><strong>PROSPECTIVE – Face aux risques de pénurie, l’Europe veut promouvoir la réutilisation des eaux usées, notamment pour l’irrigation agricole. Un domaine où la France est en retard par rapport à ses voisins.</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les eaux usées suscitent désormais toutes les convoitises. <span> </span>L’ONU parlait en 2017 de « nouvel or noir »<span> </span>et en Israël, champion du monde de la spécialité, 80 % des eaux usées sont réutilisées. <span> </span>Et si le problème de l’eau y est moins aigu qu’ailleurs sur la planète<span> </span>, l’Europe, qui s’inquiète désormais de voir un tiers de son territoire soumis à des pénuries ponctuelles, en fait un cheval de bataille. Le Parlement vient de voter le 12 février dernier un projet de réglementation qui définit des normes minimales de qualité pour l’eau recyclée destinée à l’irrigation agricole. Le Vieux Continent réutilise déjà 1,7 milliard de mètres cubes d’eau, mais pourrait aller jusqu’à 6,6 milliards à l’horizon 2025, estime la Commission. Ce qui permettrait d’économiser à terme 5 % de la ressource. Pourtant, alors que Chypre et Malte dépassent les 60 % de réutilisation, ou que l’Espagne ou l’Italie atteignent entre 5 et 10 %, la France est incapable de donner ne serait-ce qu’un chiffre officiel.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En France, on réutilise sans doute moins de 0,1 % de nos eaux usées, alors que 90 % d’entre elles sont traitées »</em>, estime Nicolas Condom, fondateur d’Ecofilae, une société de conseil spécialisée sur le sujet. L’essentiel des eaux usées sortant des 21.000 stations d’épuration tricolores finissent dans les cours d’eau ou dans le milieu marin en bord de mer. Certes, une soixantaine de stations ont commencé à fournir dans les années 1980 de l’eau pour l’irrigation agricole, l’arrosage de golfs, d’espaces verts urbains ou de prairies. Mais, depuis, les choses se sont figées avec des barrières réglementaires parfois absurdes.</p>
<p style="text-align: justify;">La publication d’une nouvelle réglementation en 2014 a permis de relancer une cinquantaine de projets, dont le premier à aboutir sera à l’été 2020 le golf du cap d’Agde, arrosé grâce à la station d’épuration voisine. <em>« Le projet a exigé des années de travail, mais permettra l’économie de 200.000 m<sup>3</sup>, notamment pendant l’été »</em>, se félicite Marie-Ange Debon, directrice générale adjointe de Suez .</p>
<p style="text-align: justify;">Veolia pilote de son côté un projet d’irrigation de grandes cultures de maïs à côté de Tarbes (Hautes-Pyrénées). L’Agence de l’eau Adour-Garonne estime ainsi que 11.000 hectares seraient irrigables par 14 millions de mètres cubes d’eau. <em>« Tout l’intérêt est d’éviter de prélever dans la Charente et la Garonne, qui souffrent notamment l’été »</em>, insiste Guillaume Choisy, directeur général de l’agence.</p>
<div class="bloc-pub-mob" style="text-align: justify;"> Quel modèle économique ?</div>
<p style="text-align: justify;">La réutilisation ne coule pourtant pas de source. <em>« Au niveau national, on peut viser l’objectif de réutiliser 5 % des eaux usées à l’horizon 2040. Ce serait déjà extraordinaire »</em>, estime Nicolas Condom. Premier handicap, le modèle économique. <em>« Un projet de réutilisation de l’eau usée suppose un investissement, donc un coût supplémentaire »</em>, analyse Guillaume Choisy. Certains s’élèvent d’ailleurs contre le projet de réglementation européen, qui exige une qualité trop élevée et mettrait la barre bien trop haut. <em>« Si la réglementation proposée est adoptée en l’état, cela se traduira par un arrêt d’une très grosse majorité des projets en développement »</em>, dénoncent Nicolas Condom et Bruno Molle, chercheur à l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea).</p>
<p style="text-align: justify;">En sortie de station d’épuration, l’eau qui a été débarrassée de ses matières organiques doit en effet recevoir un traitement supplémentaire de désinfection. <em>« En milieu rural, le coût reste le principal facteur limitant. Il faut donc trouver des solutions à la fois faciles d’entretien, efficaces, robustes et consommant peu d’énergie »</em>, résume Rémi Declercq, chef de projet chez Ecofilae. A Saint-Jean de Cornies, au pied du Pic Saint-Loup, la société pilote une expérimentation unique en France consistant à comparer sur trois ans quatre technologies : UV, filtre aéré planté de roseaux, membrane gravitaire et électro oxydation. L’intérêt est de mesurer les performances sur le plan économique, mais également environnemental et agricole grâce à des blocs de terre placés hors sol qui permettront de mesurer l’impact de l’eau sur la plante.</p>
<p style="text-align: justify;">Car ces eaux usées, riches en azote et en phosphore, peuvent nourrir les cultures. Tout l’enjeu de l’irrigation agricole est en effet de conserver une partie de l’azote et du phosphore contenus dans les eaux usées, puisque ces nutriments sont utiles aux plantes. On évite ainsi du même coup le<span> </span>recours<span> </span>aux engrais dont la fabrication est coûteuse en énergie et consomme des ressources, notamment le phosphore qui pourrait manquer à l’horizon 2050.</p>
<h3 class="intertitre" style="text-align: justify;">Convaincre les populations</h3>
<p style="text-align: justify;">Ces eaux usées pourraient aussi être réinjectées dans le sous-sol. En France, d’après l’étude Explore 2070, les ressources en eaux souterraines, qui fournissent aujourd’hui 70 % de l’eau potable, pourraient diminuer de 20 % à 55 % selon le scénario le plus pessimiste. <em>« La recharge artificielle permet de répondre à des problématiques de quantité et de qualité de la ressource en eau souterraine en créant une réserve, en maintenant la nappe à un niveau suffisant ou encore en la protégeant des intrusions salines ou des pollutions des rivières voisines »</em>, explique Nathalie Dörfliger, directrice du programme eaux souterraines et changement global au BRGM.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faudra pas oublier l’acceptation sociale. <em>« Au moins 20 % des gens restent très opposés à l’idée de<span> </span>consommer<span> </span>de l’eau usée recyclée. Cela subsiste même lorsqu’ils sont bien informés. Avec des raisons diverses qui vont du risque sanitaire au dégoût, ou à la méfiance, voire la défiance vis-à-vis des opérateurs »</em>, note Patrice Garin, directeur adjoint de l’Institut montpelliérain de l’eau et de l’environnement, qui a mené plusieurs études sur le sujet. Une partie de ces consommateurs ont pourtant mangé des avocats d’Israël, ou des fraises et des tomates de Murcie en Espagne, dont un quart est arrosé avec des eaux usées recyclées. Il est vrai qu’on communique peu sur le sujet. Qui sait, par exemple, que les célèbres pommes de terre de Noirmoutier sont irriguées depuis trente ans de cette manière ?</p>
<h3 class="intertitre" style="text-align: justify;">Démarche de sobriété</h3>
<p style="text-align: justify;">Certains observateurs s’inquiètent cependant que la disponibilité de cette nouvelle ressource ne pousse au bout du compte les utilisateurs au gaspillage. Au sein de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, on envisageait par exemple de s’en servir pour fabriquer de la neige artificielle. Mais la France reste officiellement prudente.<em><span> </span>« La réutilisation des eaux usées traitées doit s’inscrire dans une démarche de sobriété. Son développement n’a de sens que si son usage participe à diminuer la pression sur les ressources en eau »</em>, explique-t-on au ministère de la Transition écologique. <em>« Le danger de la généralisation de la réutilisation des eaux usées, c’est d’installer l’idée que tous les usages sont possibles, alors qu’il faut au contraire faire baisser notre consommation en amont », </em>explique Fabien Esculier, ingénieur spécialiste de l’environnement à l’origine du projet Ocapi (lire ci-dessous).</p>
<p style="text-align: justify;">Les eaux issues des stations d’épuration ont une fonction hydrologique, et contribuent généralement à alimenter les cours d’eau. Ces rejets représentent une part très significative du débit estival de l’Hérault ou de l’Aveyron, par exemple. <em>« </em><span> </span><em>Les eaux usées traitées finissent généralement dans les rivières ou les zones littorales. La question de leur réutilisation va désormais devoir être posée au cas par cas. Dans l’avenir, cela devrait même nous amener à développer une approche plus intégrée de gestion des eaux urbaines et des bassins versants »</em>, analyse Bruno Tassin, directeur de recherche à l’Ecole des ponts ParisTech.</p>
<div class="encadre-lireaussi" style="text-align: justify;">
<div class="tag-encadre-lireaussi"><span><strong>Paris va tester la collecte des urines</strong></span></div>
<p>Un quart des 150 litres d’eau que nous consommons quotidiennement part dans nos toilettes, pour seulement 1 % qui est bu. Un gâchis, d’autant que l’urine est riche en phosphore, indispensable à la fabrication des engrais. <em>« Au XIX<sup>e</sup>, avant la pétrochimie, urines et excréments humains étaient collectés à Paris et recyclés sous forme d’engrais »</em>, explique Fabien Esculier, qui pilote le programme Ocapi (Optimisation des cycles carbone, azote et phosphore en ville), qui veut étudier les évolutions possibles des systèmes alimentation/excrétion urbains. La Ville de Paris va s’engager dans cette voie avec une expérimentation au sein du futur écoquartier Saint-Vincent-de-Paul. Au terme du projet, financé par l’Agence de l’eau, chaque immeuble sera doté d’un récupérateur des urines qui seront ensuite collectées puis valorisées sous forme d’engrais. <em>« Le surcoût est estimé à 1.000 euros par logement. La véritable problématique est réglementaire, avec, aujourd’hui, l’absence de débouché. Mais il faut bien lancer des expérimentations pour débloquer les choses »</em>, insiste Célia Blauel, adjointe à la Maire de Paris.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div class="encadre-lireaussi" style="text-align: justify;">
<div class="tag-encadre-lireaussi"><span><strong>Qu’en pensent les Français ?</strong></span></div>
<ul>
<li>86 % des gens accepteraient d’utiliser une eau du robinet issue du recyclage pour un usage domestique (hygiène, sanitaire, nettoyage…).</li>
<li>75 % des gens seraient disposés à consommer des légumes arrosés avec des eaux usées dépolluées.</li>
<li>53 % des sondés boiraient une eau du robinet issue du recyclage des eaux usées. Sachant que 52 % des personnes ne connaissent pas le cycle de l’eau et sont persuadées que les eaux usées sont déjà utilisées pour produire de l’eau potable</li>
<li>73 % des Français pensent que l’eau est une ressource limitée, contre 54 % en 2000.</li>
<li>41 % pensent qu’ils ne manqueront jamais d’eau dans leur région contre 66 % en 2000.</li>
</ul>
<p><em>(Source : 22<sup>e</sup><span> </span>baromètre Les Français et l’eau, TNS-Sofres/Centre d’information sur l’eau, 2018).</em></p>
<p><em></em></p>
</div>
<div class="signature-article" style="text-align: justify;">Frank Niedercorn</div>
<div class="signature-article" style="text-align: justify;">Source : <a href="https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/le-tresor-cache-des-eaux-usees-999665" target="_blank" rel="noopener">Les Echos</a></div></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>Cet article <a href="https://www.ges-sa.fr/tresor-cache-des-eaux-usees/">Le trésor caché des eaux usées</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.ges-sa.fr">GES</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Les Entrepreneurs Mécènes</title>
		<link>https://www.ges-sa.fr/les-entrepreneurs-mecenes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valentin Massicot]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jan 2024 17:53:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet article <a href="https://www.ges-sa.fr/les-entrepreneurs-mecenes/">Les Entrepreneurs Mécènes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.ges-sa.fr">GES</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h3><strong>« Les Entrepreneurs Mécènes »</strong></h3></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><strong>GES<span> </span></strong>est mécène de l’association<span> </span><strong>« LES ENTREPRENEURS MÉCÈNES »<span> </span></strong>dans le projet de promouvoir la Culture et l’Art pour les parents et les enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plus de 15 ans, Les entrepreneurs mécènes invitent l’Art monumental dans un parc privé et l’ouvre pour le rendre accessible à tous dans le cadre du<span> </span><strong>Jardin des Arts.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jardin des Arts revient avec le soleil de mai. Cette année, l’exposition de sculptures monumentales accueille 7 artistes et une vingtaine de leurs oeuvres dans le Parc Ar Milin’ et la ville de Châteaubourg (35). Rendez-vous tout l’été du 1 mai au 15 septembre 2024 pour une balade artistique et fantastique.</strong></p></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: right;"><strong><span> </span>LES ENTREPRENEURS MÉCÈNES</strong></p>
<p style="text-align: right;">30, rue de Paris – 35220 Châteaubourg Cedex</p>
<p style="text-align: right;"><a href="mailto:contact@lesentrepreneursmecenes.fr">contact@lesentrepreneursmecenes.fr</a></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.lesentrepreneursmecenes.fr">www.lesentrepreneursmecenes.fr</a></p></div>
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		<title>Colloque – Quels milieux aquatiques pour demain ?</title>
		<link>https://www.ges-sa.fr/colloque-quels-milieux-aquatiques-pour-demain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Valentin Massicot]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Jan 2017 19:26:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.ges-sa.fr/?p=2032</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cet article <a href="https://www.ges-sa.fr/colloque-quels-milieux-aquatiques-pour-demain/">Colloque – Quels milieux aquatiques pour demain ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.ges-sa.fr">GES</a>.</p>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h3><strong>Colloque – Quels milieux aquatiques pour demain ?</strong></h3></div>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p style="text-align: justify;"><span><strong>GES</strong> a organisé le mardi 19 septembre 2017 à <strong>Noyal sur Vilaine (35)</strong> un colloque sur le thème : « <strong>quels milieux aquatiques pour demain ?</strong> »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>A cette occasion, GES a accueilli  <strong>Sylvie Brunel</strong>, Professeur de géographie à la Sorbonne et écrivain, <strong>Christian Lévêque</strong>, écologue, Président honoraire de l’Académie d’Agriculture et écrivain,  ainsi que <strong>Luc Brient </strong>de l’Université de Rennes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>La qualité des eaux fait l’objet de considérations diverses et successives, ainsi que de nombreux textes réglementaires, plus ou moins cohérents : acceptabilité des milieux aquatiques, biodiversité, continuité écologique, renaturation des cours d’eau, eutrophisation, zones humides, drainage, polders… La conception des aménagements doit </span><span>prendre en compte les meilleures connaissances disponibles et se doter des moyens de surveillance et d’évaluation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Ce deuxième colloque organisé par GES a été l’occasion de débattre des points délicats avec des experts de renommée internationale et d’échanger sur les objectifs à retenir pour la qualité des eaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span>Les actes de ce colloque (interventions et débat) seront publiés.</span></p></div>
			</div>
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